Historique

À Besançon, une concertation locale des différents intervenants sur le continent africain s’est organisée de manière informelle dans les années 90 à l’initiative des quelques responsables associatifs pour favoriser des échanges d’expériences et pour capitaliser les initiatives qui souvent se déroulaient dans des pays similaires sans information concertée.

Une coordination a vu le jour en 1995 intitulée « collectif négritude » constituée de 21 associations de ressortissants africains et de personnes œuvrant en direction de l’Afrique.

Rapidement la nécessité d’un travail en commun montrant les richesses de ce grand continent a été exprimée. Ce projet était le premier festival Lumières d'Afrique – Culture et Cinéma – organisé à Besançon du 29 avril au 10 mai 1996.

En tout 8 films projetés, la venue de trois réalisateurs et un travail riche entre toutes les associations ainsi qu'avec le Crous, la ville de Besançon, le Conseil Régional, le Conseil Général, Étudiants et Développement. Si le cinéma était le fil conducteur, il y eu aussi une exposition, une soirée de gala et des conférences.

En terme de bilan chiffré, il y a eu 1 300 spectateurs aux différentes projections, 300 élèves aux projections scolaires, 500 personnes à l'exposition salle Proudhon, 1 600 repas « africains » servis au restaurant du Crous et 5 000 repas africains servis aux enfants dans les cantines scolaires de la ville.

En 1996, l’APACA (Association pour la Promotion des Arts et Cultures d’Afrique) a été créée avec pour pour mission de :

  • Actualiser un fascicule répertoriant les acteurs régionaux du développement en Afrique noire francophone.
  • Créer un événement fédérateur, grand public, pour sensibiliser et informer de ce qui se vit localement tant par les associations de ressortissants africains que par les ONG comtoises.
  • Montrer qu’il existe une réelle pluralité de cultures en Afrique ne s’exprimant pas forcément par la danse, le chant, la cuisine ou des costumes traditionnels voire d’un folklore désuet et passéiste.

En 1999, dans le cadre de la semaine de la solidarité, à nouveau présentation de films. En tout six longs métrages du 15 au 21 novembre et deux courts métrages accompagnés par leur réalisateur Alain Baptizet. À nouveau le succès auprès d'un public de connaisseurs.

Depuis 1999, les membres de l’association se tiennent régulièrement informés de l’actualité du cinéma africain et des campagnes d’éducation au développement, participent a des forums , assistent aux projections des films sélectionnés au festival de Cannes ou au FESPACO, et se tiennent informés sur les sorties de films du sud. Ils échangent régulièrement avec d’autres festivals comme celui de Sainte Foy Les Lyon (Caravane des Cinémas d’Afrique), Amiens, Nantes, Apt…). Les membres de l’association s’intéressent aux productions cinématographiques qui arrivent d’Alger et du Cap en passant par Antananarive et Yaoundé. L’APACA a le souci de montrer la diversité des cultures de tout le continent, francophone, anglophone, arabophone ou lusophone.

Les travaux informels du collectif négritude sont depuis repris par une instance spécifique voulue par les pouvoirs publics régionaux, le Cercoop (Centre de Ressources pour la Coopération Décentralisée en Franche-Comté).

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