apaca_top
apaca_menu
apaca_slogan apaca_actu_2

 

le palmarès du Lumières d'Afrique

Coup de coeur du public de Besançon
MASCARADES de Lyes Salem

Prix Lycéens et Apprentis au cinéma Région de Franche-Comté

ZIMBABWE de Darrel James Roodt

Prix du jury de la diaspora africaine de Besançon pour les courts métrages

TIMPOKO de Serge Armel SAWADOGO

 
 

LE PAVÉ DANS LA MARE Présente pour l’été Terrasse traffic une terresse de café dédiée à l'art plus d'info...

Littérature : «Les traverseurs des mers,l’ultime assaut» un roman d’anticipation d’une actualité brûlante, de Cheikh Tidiane DIOP plus d'info...

exposition L'esprit et la matière

COLLECTION ETHNOGRAPHIQUE DE CÔTE D'IVOIRE du 14 mai au 30 septembre 2009 plus d'info...

TADES FRANCE Pour plus de solidarité et de fraternité plus d'info...

archive

 
 

UNE SOIRÉE | DEUX FILMS VENDREDI 26 JUIN 2009 À 20H00 | MAISON DE L’ARCHITECTURE DE FRANCHE-COMTÉ plus d'info... Jeudi 25 Juin 2009 événement Africiné avec le film Ali Farka Touré, le miel n’est jamais bon dans une seule bouche 
Entrée gratuite aux 10 premières personnes qui diront "blues" en retirant leur billet

mercredi 24 juinEn partenariat avec la librairie Camponovo de Besançon, l’APACA invite à une rencontre avec Omar Ba, sociologue et essayiste sur les questions migratoires, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage de réflexion Je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus, aux éditions Max Milo. plus d'info...

Le Mali aux rythmes des cultures du 6 au 11 avril 2009 plus d'info...

 

retour

Rêves de poussières

Un film de Laurent Salgues

2006 Burkina Faso/ France / Canada
Avec Makena Diop, Rasmane Ouedraogo, Fatou Tall-Salgues, Joseph B. Tapsoba, Souleymane Zouré.


Le Jeudi 28 février 2008 à 20h au cinéma Plazza Victor Hugo de Besançon

Durée : 86min, sorti en France le 20 février 2008

Note APACA :
Ce film a été identifié lors du dernier Fespaco par nos deux ambassadrices. Makéna Diop est connu du public de « lumières d’Afrique » car il tenait le rôle principal de « Oh Hero » présenté en compétition en 2005.

Synopsis :
Afin d'échapper à la misère, Mocktar Dicko, un paysan nigérien, vient chercher du travail à  Essakane, une mine d'or au nord-est du Burkina Faso. Dans cette prison aux barreaux de vent et de poussière, il espère oublier un passé qui le hante.

Critique :
Mocktar interprété par Makena Diop arrive dans l'univers de la mine seul, démuni. Avec lui, on plonge dans les boyaux d'une mine d'or artisanale et bien sûr, dangereuse, effrayante. Ensuite, on se frotte aussi aux rapports de force qui gouvernent cette mine. Il y a les exploiteurs et ceux qui sont exploités. Mais, cynisme de la vie, lorsque le chef disparait, l'un des exploités va prendre sa place et reprendre toutes ses attitudes, reproduire sa cruauté. Un constat âpre et sans concession.

Le film ne décrit pas que les relations d'exploitation. Il montre également la solidarité entre les hommes de la mine. Il est attentif à la précision des gestes, à l'intensité des échanges de regard, aux petits groupes qui se forment. Il fait éprouver la fatigue, l'épuisement et met en valeur le petit échange qui va donner sens à toute une journée de labeur. Il laisse aussi une part de rêve et la possibilité d'une rencontre amoureuse. Elle sera aussi pudique que mythique. Laurent Salgues a su magnifier la beauté très sahélienne de son épouse, Fatou Tall-Salgues, drapée dans des voiles gracieux et énigmatiques, qui interprète la jeune villageoise vivant aux alentours de la mine avec laquelle notre mineur va se lier d'amour. Mocktar est un amoureux pudique. Pudique, le film l'est aussi, bien sûr. Simple, silencieux, le jeu de Makena Diop est intériorisé, toute en densité, en profondeur. Laurent Salgues le filme dans le corps à corps physique avec la mine. Il suit aussi son humanité, sa capacité à s'émouvoir. Il montre la naissance des sentiments dans un contexte si âpre. C'est un film du désert, un film où l'on parle peu, où chaque geste est chargé de sens, où face à la dureté d'un système, chacun tente de tenir, tout simplement. Sans exotisme aucun, sans lyrisme inutile, sans manichéisme, c'est un hymne à l'ouvrier du monde entier, qui creuse pour sa survie, au risque de sa vie. Un message qui est donc aussi politique que le film atteint à une véritable grâce esthétique.

Caroline Pochon pour Clap Noir

apaca_bas